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Bienvenue !

Nathalie Boulangeot professeur de piano-solfège à Angers vous souhaite la bienvenue sur son site.

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Cours de piano particulier

Je vous propose un enseignement ludique du piano, adapté à chacun selon ses capacités et son rythme de travail. Ma méthode d’enseignement utilise le solfège et piano conjointement, le solfège est enseigné dans le seul but de lire et comprendre une partition.

Déplacement

Les cours de piano s’effectuent principalement au domicile des élèves sur Angers et son agglomération (1ère, 2ème, et 3ème couronne)

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Public et niveau

Les cours sont adaptés à tous niveaux, de débutant à confirmé, pour enfants (à partir de 6 ans) et adultes, même ceux n’ayant jamais pratiqué le piano.

Répertoire proposé

Musique classique (Bach, Mozart, Beethoven, Chopin, Debussy…), variétés (Berger, Obispo, Aznavour, Adèle…), jazz (Joplin, Ellington…), musique de films (Lai, Cosma…)

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Horaires

Lundi au samedi de 8h30 à 20h sur rendez vous

Apprendre le piano

Je vous propose une technique d’apprentissage simple et efficace qui sera adaptée en fonction de vos capacités et de votre rythme de travail.

  • Cours de piano tout public
  • Aucune connaissance du solfège requise
  • Méthode adaptée à votre niveau
  • Répertoire et style musical varié
  • Apprentissage rapide du piano

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Le Boléro de Maurice Ravel

 ravel

BOLERO

Maurice Ravel

 Cette pièce, écrite pour orchestre, est une production toutàfait particulière dans l’œuvre du compositeur: une mélodie unique, un rythme et un tempo qui ne varient pas jusqu’à la fin, pas de contraste, pas de modulation, une masse orchestrale qui s’intensifie par l’entrée des divers instruments de l’orchestre, une « absence totale de musique », pas de conflit ou d’opposition thématique (puisqu’une seule mélodie!), pas de forme, pas de développement, simple étude d’orchestration selon les mots de Ravel!

Le Boléro est une commande de la danseuse Ida Rubinstein, amie et mécène du compositeur, qui souhaitait que la pièce ne  dépasse pas le quart d’heure.

Réponse de Ravel: « Voici, ma chère, dix-sept minutes, pas une de plus! »

L’unique mélodie de style arabo-andalouse est insistante et envoutante; elle va se répéter jusqu’à la fin du morceau, soutenu par un ostinato joué à la caisse claire: c’est le rythme du boléro qui est une danse de bal espagnole datant du XVIIIème siècle.

La particularité de cette œuvre est le tissu orchestral s’intensifiant et le long crescendo qui va jusqu‘à l’effondrement final.

 

Cette partition qui est une des œuvres les plus jouées au monde,  doit peut-être son succès aux chefs qui s’en sont servis comme faire-valoir, ou bien cette mélodie répétitive que le public finit par mémoriser rapidement, ou peut-être cet orchestre phénoménal finit-il par avoir un effet implacable sur l’auditoire, mystère…

 

Lors de la première orchestrale en 1928, une dame crie: « Au fou, au fou! » et Ravel, à qui son frère raconte la scène, ajoute: « Celle-là, elle a compris! »

Une anecdote parmi tant d’autres au sujet de cette œuvre si paradoxale.

 

Je vous invite néanmoins à écouter l’ensemble de l’œuvre de Maurice Ravel, ce compositeur génial entre tous, qui a su trouver son style dès ses premières productions: inventivité mélodique, richesse harmonique, orchestration magistrale, perfection de l’écriture, celui que l’on surnomme « le Mozart Français ».

 

Ses œuvres orchestrales majeures sont : Pavane pour une infante défunte, Une barque sur l’océan, Alborada del Gracioso, Ma mère l’Oye, Daphnis et Chloé, le Tombeau de Couperin, Tsigane, Concerto en sol Majeur pour piano, Concerto pour la main gauche…

 

 

 

 

La Transcription

 

 

 

 

 

 

Nous allons parler de la transcription.

La transcription est l’exercice qui consiste à réécrire une musique pour une formation ou un instrument différent.

Par exemple, une œuvre écrite à la base pour grand orchestre peut être jouée au piano par l’effet de la transcription.

 

Toute la difficulté réside dans le fait qu’il faut se rapprocher le plus possible de l’esprit de l’œuvre et de sa conception sonore.

La transcription peut se faire d’une forme large (grand orchestre) ou musique de Chambre (jusqu’à 9 instruments – ex : trio, quatuor, quintette …) vers un seul instrument (piano, orgue, clavecin…) ou l’inverse.

Voici quelques exemples fameux de transcriptions orchestrales au piano :

–       9 symphonies de Beethoven (transcription Liszt)

–       Petrouchka de Stravinsky (transcription Stravinsky)

–       Le Prince de bois de Bartok (transcription Bartok)

–       3 nocturnes (Nuages- Fêtes- Sirènes) de Debussy (transcription Ravel)

–       Danses symphoniques de Rachmaninov (transcription Rachmaninov)

–       Roméo et Juliette de Prokofiev (transcription Prokofiev)

–       Variations sur un thème de Haydn (transcription Brahms)

 

Vous vous interrogerez peut-être sur le rôle de la transcription.

Elle est née de la volonté de pouvoir diffuser largement une musique alors que les moyens de l’époque ne le permettaient pas.

Effectivement, dites-vous bien qu’en 1800,  il était difficile de faire voyager les orchestres à travers l’Europe.

C’est pour cela qu’un grand voyageur comme Liszt a profité de son formidable talent pour faire connaître au monde les œuvres de Beethoven, Wagner, Rossini etc, grâce à son piano.

 

D’autre part, il a aussi existé des œuvres écrites à la base pour un seul instrument (piano- clavecin) transcrites pour orchestre :

–       Danses Hongroises de Brahms

–       Tableau d’une Exposition de Moussorgsky

–       Wanderer Fantaisie de Schubert

–       Le tombeau de Couperin de Ravel

–       Miroirs de Ravel

 

De nos jours, bien qu’il y ait beaucoup moins de transcripteurs, il existe toujours de grands instrumentistes qui transcrivent pour leurs instruments (Horowitz- Cziffra- Pletnev – Volodos etc.)

 

Je vous invite à écouter ces grands chefs-d’œuvre que nous avons découverts.ensemblegraphique

La 5ème symphonie de Beethoven

beethoven

Bonjour à tous,

Aujourd’hui nous allons découvrir pour certains et voir d’un peu plus près pour d’autres la 5ème symphonie de Beethoven, son premier mouvement, autrement cela serait un peu long !! En effet,  une symphonie est une composition pour orchestre qui comporte généralement 4 mouvements (mais cela peut varier, nous verrons cela une autre fois).

Cette œuvre très étonnante, (et marquée du sceau du génie) est une des plus intenses de l’histoire de la musique occidentale,  alors que son créateur a utilisé des thèmes très simples pour parvenir à cet effet !! Eh oui c’est tout le paradoxe, si vous me permettez cette expression, de ce fabuleux compositeur : des moyens très simples produisant des œuvres très denses et très complexes !!

Sol-sol-sol-mib, fa-fa-fa-ré : et voilà tout est là !!

Avec ces huit notes (deux fois quatre notes, dont les trois premières sont répétées),  Beethoven va construire un monument de musique, un mouvement compact et très concentré (on a l’impression d’avoir à faire à un bloc de marbre dont l’imposante stature ne le cède en rien à la beauté !) mais d’une durée relativement courte (environ 7 minutes).

Ces notes répétées, que l’on retrouve dans beaucoup d’œuvres du compositeur, contiennent un potentiel d’énergie et des possibilités de transformation extraordinaires !! Pourtant Beethoven a eu bien des hésitations, elles ne se sont pas « révélées à lui » comme on pourrait le penser, alors même que chacun de nous aurait pu les imaginer !

Anton Schindler, qui était le secrétaire du Maître à la fin de sa vie et qui a rédigé la première biographie du compositeur,  nous éclaire un peu à ce sujet :

« L’auteur lui-même me donna la clé de ses idées, en traitant un jour à fond la question : Ainsi le destin frappe à la porte  dit-il, en se référant aux premières notes de l′Allegro. »

Bref, ce motif, après moult transformations, expansions, métamorphoses, modifications, va nous livrer une musique faite de force, de passion, de rage, d’acharnement avant de nous amener à un deuxième thème plus harmonieux et tendre, lui aussi de huit notes (c’est ce que l’on appelle l’opposition  qui caractérise la composition d’un mouvement de sonate, de concerto ou de symphonie, mais nous verrons cela une autre fois).

Ce nouveau thème, qui s’identifie à l’homme cette fois, produisant un contraste assez saisissant avec ce qui a précédé, va lui aussi subir de nombreuses transformations, tant rythmiques que mélodiques.

Le premier thème, toujours présent mais plus discret, va tenter de s’imposer conduisant à une lutte formidable entre les deux et amenant à un apogée qui mettra fin à cette première partie.

Au-delà des techniques de composition, du maniement de l’orchestre, de la conduite des idées mélodiques et harmoniques, une chose est sûre : comme toute œuvre géniale, elle s’adresse à nous tous, que nous soyons amateurs ou éclairés, et son écoute est toujours aussi fascinante !

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